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Revue de Synthèse

0035-1776
 

 ARTICLE VOL 116/1 - 1995  - pp.55-98  - doi:10.1007/BF03181267
TITRE
Aux origines de la Nouvelle Histoire en France: l’évolution intellectuelle et la formation du champ des sciences sociales (1880–1930)

RÉSUMÉ

Marquée à juste titre par le mouvement desAnnales, l’historiographie française a intériorisé l’idée qu’avant 1929 dominait ce que Henri Berr avait stigmatisé sous le nom d’ «histoire traditionnelle»: une histoire politique et individualiste ne tenant pas compte des déterminations collectives, sociales ou mentales. La fameuseIntroduction aux études historiques de Langlois et Seignobos (1898) serait l’expression de ce «positivisme» qu’aurait initié Gabriel Monod, fondateur de laRevue historique en 1876. Cette vision traditionnelle de l’histoire de la discipline est globalement remise en cause dans cet article qui montre que les années 1870–1930 sont au contraire un moment central dans l’historiographie tant au plan institutionnel qu’au plan intellectuel, qui nous intéresse surtout ici. C’est en effet dès cette époque que s’est cristallisée l’aspiration à faire de l’histoire une science sociale, ce qui se comprend aisément dès lors qu’on contextualise cette histoire et que l’on replace cette discipline dans l’ensemble du champ des sciences sociales. Les années 1890–1914 voient même se développer fortement une histoire économique et une histoire sociale. 1929 apparaît alors moins comme une révolution que comme une accélération dans une direction déjà marquée.



ABSTRACT

Justly marked by theAnnales movement, French historiography made its own the idea that before 1929 there was dominant what Henri Berr had stigmatized by the name of “traditional history”: a political and individual history which did not take into account collective, social or mental determinants. The famousIntroduction aux études historiques by Langlois and Seignobos (1898) was thought to be the expression of that “positivism” which was supposedly initiated by Gabriel Monod, founder of theRevue historique in 1876. This traditional view of the history of that discipline is globally placed into question in this article which shows that the years 1870–1930 represent, on the contrary, a central moment in the historiography both on an institutional level and an intellectual one, which is our special concern here. It is indeed in this period that was cristallized the aspiration to transform history into a social science, which is easily understood once we examine the context of that history and we replace this discipline in the general field of the social sciences. In the years 1890–1914 there is even a strong development of an economic and a social history. 1929 appears, then, less like a revolution than an acceleration toward an already clear-cut direction.



AUTEUR(S)
Laurent MUCCHIELLI

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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